Dekesse

Données géographiques

Jadis territoire de la province du Kasaï occidental, actuellement entité déconcentrée de la nouvelle province du Kasaï. Le territoire de Dekese a une superficie de 25 173 km² et une population estimée actuellement à 157.020 habitants, sans tenir compte des plus au moins 19.834 déplacés fuiyant les atrocités des milices de Kamwenasampu. Sa densité est de 5 habitants/km².

Il est limité par les territoires ci-après : à l’Est par le  territoire KOLE, à l’Ouest par le village NDJOSOMO du territoire d’OSHWE, au Nord par le territoire de MONKOTO  et au Sud par la rivière Sankuru qui constitue la frontière naturelle avec les territoires de Mweka et Ilebo.

Le territoire compte 148 villages, une commune rurale dont la cité de Dekese qui a à son sein 8 quartiers. Il compte deux chefferies ci-après : la chefferie Ndengese-Inkolombe-Isolu et celle de Yaelima. Celles-ci sont reparties en 15 groupements dont 11 pour la première chefferie et 4 pour la chefferie de Yaelima.

Ses coordonnées géographiques se présentent comme suit : entre 21°50’ et 20°30’ de longitude Est et 2°16’ – 3°32’ de latitude Sud. Et d’altitude est non dispinible.

Nonobstant les quatorze affluents qui traversent le territoire du Nord au Sud, il sied de signaler que ce territoire est traversé au centre par une grande rivière très poissonneuse et navigable dont la rivière Lukenie et entouré de Sankuru au Sud,et Bomboyo au Nord.

Le territoire de Dekese a comme climat, le climat équatorial avec alternance des saisons. Deux grandes saisons : celle de pluie qui s’étend  de la deuxième moitié du mois d’Août au mois de Janvier ; alors que la saison sèche qui parfois semble plus courte va de la seconde moitié du mois de mai à celui d’Août. Entre les deux saisons, il s’intercale la petite saison sèche vers le mois de février et celle de pluie vers le mois de mars.

La température est élevée dès le mois de mai jusqu’à la quinzaine du mois d’Août (il fait très chaud)  Tandis que du  mois de septembre au mois de janvier, il fait un peu plus frais.

La nature du sol : Le sol de ce territoire est caractérisé par deux types de sol. Nous avons le sol sablonneux et sablo-argileux.

Le territoire a un relief caractérisé par une surface plane, entourée de quelques vallées et savanes.

 

Particularités et richesses du territoire

Particularités  et richesses du territoire 

Le territoire de Dekese regorge beaucoup des ressources minières dans son sol et sous-sol, découvertes et non encore découvertes. Ces richesses sont jusque là inexploitées, en dehors des quelques exploitants artisanaux à compter du bout de doigt. Nous citons : Le diamant, l’or, Mercure rouge, le Pétrole et d’autres minerais. Et il sied de signaler qu’il y avait eu une mission de  prospection du pétrole effectuée par  la REMINA (Recherche minière en Afrique) en 1957 et celle effectuée par la société  française GECO dans les années 1970 qui ont révélé l’existence du pétrole dans le territoire. Depuis l’époque jusqu’à ce jour aucune action n’a été menée selon l’administrateur et la population.

Le territoire de Dekese a un parc national, c’est le parc de salonga/Sud situé dans le poste d’encadrement administratif de IKANDA Nord dans le village de Anga, où l’on trouve diverses et rares espèces animales notamment d’Eléphants et différentes espèces des Gorilles. Ajouté à ces espèces animales les chimpanzés connus sous le nom de LUKURU, de teint noir, espèce découverte par une américaine madame John au village de Yasa.

Le territoire est aussi entouré de trois grandes rivières très poissonneuses sur lesquelles malheureusement aucune pêche digne de ce nom n’est pratiquée, nonobstant, la petite pêche traditionnelle. Bref, le territoire de Dekese demeure l’un des territoires de la République Démocratique du Congo quasiment inexploité malgré ses miltiple richesses.

Données culturelles

Le territoire est divisé à deux chefferies dont celle de Ndengese-Ikolombe-Isolu et celle de Yaelima. Et compte  4 grandes tribus : les Ndengeses, les Inkolombe, les Isolu  et les Yaelima. Les Yaelima sont minoritaires, estimé à peu près 30% de la population et sont beaucoup plus des chasseurs que des agriculteurs, Selon les propos recueillis, c’est le peuple le moins civilisé de toutes les tribus, ils ont les caractéristiques plus proches des celles des pygmées. Ils sont trouvés plus au Nord-Ouest du territoire.  Les Ndengese-Ikolombe-Isolu constituent la majorité avec presque 70% de la population, car on les trouve dans 11 groupements. Ils sont des cultivateurs, éleveurs  et pratiquent peu la chasse et la pêche. Ils sont retrouvés au Nord-est, au centre et au Sud  du territoire, ils sont considérés comme les évolués et sont beaucoup plus civilisés et cultivés.

Retenons que toutes les deux chefferies ont un caractéristique commun, ils se donnent plus à la coutume pou régler toute sorte de conflit qu’à la loi. Ce qui fait que le pouvoir public n’exerce pas vraiment son pouvoir et autorité. Le fétichisme et la sorcellerie sont des pratiques courantes du territoire. L’administrateur est presque dépourvu de son pouvoir.

Le phénomène « NKENGO », c’est une pratique traditionnelle ou culture Ndengesoise qui consiste à célebrer la nouvelle naissance et en même temps elle constitue une plannification familiale traditionnelle. Comment ça se passe: une fois la femme mets au monde, elle rentre chez ses parents pendant 2 ans pour se reconstituer. Au terme de ce délai, sa sortie et son retour chez le mari est accompagnée de tambours, tam-tam et des danses, passant d’une porte à une autre avec un petit sac collectant des cadeaux de toute nature. Tout ceci est conditionné et nécessite des nouvelles pièces de  pagne et habits achetés par son mari, les pagnes qu’elle va commencer à changer tout au long de la soiréé.

Langues parlées dans ce territoire
  1. Londengese (90%)
  2. Lingala (80%)
  3. Yaelima (30%)
  4. Tshiluba (10%)

Dans ce territoire le Londengese et le lingala sont les langues parlées par la majorité de la population et dans tous les milieux. Le Yaelima est parlé par la tribu Yaelima qui constitue la tribu minoritaire du territoire et une petite partie des Ndengese. Et le Tshiluba est parlé par la population qui fait des navettes, et qui viennent de Kananga, Tshikapa pour des raisons de service, soit mutée dans le territoire.

Principales activités
  1. Agriculture (40%)
  2. Chasse  (30%)
  3. Pêche  (15%)
  4. Petit commerce (10%)
  5. Elevage et Cueillette (5%)

Au total 60 plantations de café ont été inventoriées au nord du territoire et une palmerais au Sud, une propriété de la mission Catholique Idumbe située à 85 km du chef-lieu du territoire. Pour l’ensemble des cultures tant vivrières que pérennes, le nombre des cultivateurs s’élève à 21.312 dans le territoire de Dekese. Et les principaux produits agricoles cultivés sont le manioc, le riz (appelé communément Paddy), et le maïs. Suite à l’impraticabilité des routes menant vers les grands centres de consommation et la pauvrété de la papulation, à peu près 90% des produits agricoles pourrissent dans les grainiers des paysans. Pour assurer l’évacuation de leurs productions agricoles vers les centres de consommation, les jeunes se donnent la peine de faire le transport par vélo ou transportent eux-mêmes la marchandise sur le dos.

Triste réalité, ici à Dekese la majorité de la population se donne à la chasse qu’à la pêche fort-malheureusement. Ce qui fait que la chasse est la deuxième activité la plus importante dans le territoire. Le commerce est fait par les propriétaires des baleinières. Ce sont eux qui desservent la population de quelques produits manufacturés venant de Kinshasa et des territoires voisins. Ils sont au nombre de 4.

L’élevage : La mission Catholique pratiquait l’élevage des gros bétails et disposait d’un millier de têtes des  vaches, malheureusement saccagées  pendant la rébellion par les rwandais, actuellement, ils ne disposent que d’une cinquantaine des têtes. Il y a des grandes savanes qui chôment dans le territoire. C’est ce qui explique la proportion qu’occupe l’élevage dans les activités du territoire. Néanmoins l’élevage  caprin (chèvres) et des Ovidés (moutons) se font  quelque peu, mais uniquement pour des besoins de consommation.

La cueillette  ne concerne que les produits non ligneux tels que les champignons, les chenilles, le fubwa etc.